mardi 5 juin 2012

Être enceinte dans les transports parisiens

Maintenant, j'ai un bidon bien rebondi et mes proportions en largeur commencent à concurrencer celles de la hauteur. Souvent, les gens ont la gentillesse de me laisser leur place dans le rer ou le métro. L'une d'elle m'a même proposé de m'asseoir et de prendre son siège sur le quai même du rer. Je leur suis très reconnaissante car il est vrai que mes gambettes fatiguent assez vite. D'autant que commencer la journée avec des  contractions, n'est pas optimal pour l'efficacité au boulot.
Seulement, je ne peux m'empêcher de remarquer que ces gentilles personnes sont à 80% des femmes... Pourquoi ?
Il y a même une femme très âgée tenant difficilement en équilibre sur ses jambes, qui voulait m'offrir la place qu'on lui proposait. J'ai refusé et me suis assise à la station suivante. Elle m'a prise à témoin en souriant: "Il faut dire que de nos jours, les messieurs ne sont plus des gentlemen." J'ai protesté en disant qu'il y en avait encore (en pensant à quelques spécimens comme mon homme, ses potes, mes potes, des collègues, des étrangers dans la rue, qui parfois m'offrent leur aide généreusement). En effet, j'ai horreur de critiquer en bloc l'autre sexe, leur coller des clichés sur le coin du nez, et finalement me comporter de manière aussi sexiste que les machos que j'aurais envie de critiquer.
Mais.
Mais alors pourquoi est-ce majoritairement des femmes qui sont les plus promptes à céder leur place dans les transports ? ( de mon expérience tout du moins) Est-ce parce qu'elles sont plus attentives à ce qui se passe autour d'elles ? Est-ce parce que leurs collègues masculins mettent plus de temps à remarquer ma silhouette sphérique ? Ou est-ce que je passe en dessous de leur radar étant donné ma petite taille?
Je pense qu'il doit principalement y avoir un problème d'attention : ils n'ont pas vu, n'y ont pas pensé, n'ont pas connecté. Car je suis sure que si je venais les voir en leur exposant mon problème de petite boule humaine qui roule d'un bout à l'autre de l'allée et qui supporte mal la compression contre votre mallette d'ordinateur, je suis persuadée qu'ils se lèveraient tous comme des ressorts. Ne pensez-vous pas?
Cette conclusion est une nécessité, sans quoi il y a bien plus de mufles que je ne voulais bien le reconnaître !

Dans tous les cas, j'ai bien envie de pousser un cri de joie face à cette belle solidarité féminine au sein des transports parisiens ( et d'Ile-de-France) !
Merci mesdames !!
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 1 juin 2012

Insolite

La lutte des classes
Manifestation de la Fête du travail pour le 1er Mai 2012


Décidément, il y en avait pour tous les goûts lors ce dernier 1er mai.
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 21 mai 2012

3ème séance d'Haptonomie

Aujourd'hui, Mr D. et moi nous sommes rendus à la troisième séance d'haptonomie, celle dite "du père". L'idée principale : l'intention du toucher et la présence affective. 
La sage femme a fait installer Mr D. sur le lit, à plat ventre en ayant quitté chaussures, chaussettes et pantalon. Pour nous les femmes, qui nous déshabillons à chaque visite chez le gynéco, c'est une tenue presque confortable. Sachant que me mets presque toute nus à chaque check-up mensuel à l'hôpital, je me sens plutôt à l'aise lorsqu'on me précise que je peux garder ma culotte ! Mais les hommes ne sont pas franchement aussi habitués à se dévêtir. J'ai senti Mr D. un peu gêné et pas vraiment à l'aise. mais c'était pour la bonne cause, alors il n'a pas bronché.
Pour cette séance nous échangions nos rôles. A mon tour de le détendre.
J'ai donc commencé par des "bercements"latéraux des hanches, puis dans la verticalité du corps depuis les plantes de pieds. Les premiers ont été ressentis comme assez efficaces par Mr D. comme par moi, mais les seconds , qui détendent davantage la ceinture abdominale, n'ont pas convaincu mon homme. Ensuite, je lui ai fait un modelage des jambes : massage léger (et rafraîchissant).
Conclusion de la SF : "Vous voyez-donc que les gestes peuvent aller dans les deux sens ? La démarche être réciproque ? Et ces choses ne sont pas réservées à la période de la grossesse."
Comme quoi, on croit faire une démarche pour préparer son accouchement et on se retrouve en thérapie de couple.

Pour la deuxième partie de la séance, Mr D. était sur le dos. Il n'a pas voulu montrer son bidon. Comme il était étrange de le voir ainsi couché sur un lit médical, soudainement dans le rôle du patient.
En me faisant poser la main sur le ventre de mon cher et tendre, avec différentes intentions (être avec lui, distraitement comme je pourrait poser le plat de ma main sur une table, le palper médicalement), la SF nous faisait prendre conscience qu'à pression et poids égaux, le toucher est modifié par la présence ou l'implication affective. Avis à tous les hommes sur la bonne façon de tenir la main de votre femme pendant qu'elle se tord de contraction !

Et pour finir, la SF m'a fait prendre conscience que la douleur peut être ressentie de manière moins intrusive selon que mon esprit se concentre ou pas sur mon bébé et si Mr D. est affectivement présent à mes côtés ou pas. J'imagine que pour certains, ce n'est pas une évidence, surtout des couples pour lesquels l'accouchement reste encore virtuel, vague et lointain. Personnellement, ce moment est je pense celui qui me travaille le plus, davantage encore peut être, que la grossesse en elle-même. j'ai eu besoin de lire de nombreux témoignages et récits d'accouchement. Et il est vrai que les femmes qui pensaient et se concentraient sur leu bébé semblaient mieux vivre le travail et l'expulsion.

Rendez-vous sur Hellocoton !